Organismes Géniaux et Merveilleux, Organismes Génétiquement Monstrueux ou Outils Génétiques de Marketing ? Les OGM ont multipliés les facettes car multiples domaines d'utilisation et d'application. OGM et recherche fondamentale, OGM et médecine, OGM et industries, OGM dans l'agro-alimentaire, autant de catégories que l'auteur s'évertue ici à différencier afin d'éviter certains amalgames fallacieux si chers aux VRP de la transgenèse généralisée. C'est avec des expressions imagées, des métaphores audacieuses et croustillantes, le tout arrosé de quelques notes d'humour, que Christian Vélot explique, avec pédagogie et simplicité, dans un langage accessible à tous, les aspects scientifiques et sociétaux des OGM en s'appuyant sur des exemples concrets. Depuis la définition des OGM jusqu'aux questions qu'ils soulèvent - tant sur les plans sanitaire, environnemental, ethique que du point de vue sociétal -, en passant par leurs modes d'obtention, la carence d'évaluation dont ils font l'objet, et des réponses aux arguments les plus répandus chez les inconditionnels des OGM tous azimuts, cet ouvrage apporte les outils qui permettent aux citoyens de se réapproprier un débat que l'on a tenté de leurs confisquer. De la science en toute conscience...
Christian Vélot est Docteur en Biologie et Maître de Conférences en Génétique Moléculaire à l'Université de Paris-Sud.
Editions Goutte de Sable, 240 pages, couleurs, ISBN 978-2-917904-01-5
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de Christian Velot, Editions Goutte de Sable 2009 - Mardi 10 Mars 2009 à 01h16
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Le thème. Deux polytechniciens, l'un économiste, l'autre consultant, veulent nous convaincre qu'il est urgent d'agir pour sauver la planète. Brocardant politiques, journalistes et « climato-sceptiques », ils démontent dix raisons de ne rien faire, expliquent le désastre de l'île de Pâques par les méfaits d'un duo d'énarques, reformulent un projet européen. Et, surtout, avancent des idées simples. Ce n'est pas la seule planète qui est en jeu, mais aussi le bien-être et la démocratie. Nous devons chausser d'autres lunettes pour regarder le monde. Il faudra taxer l'énergie. Et le nucléaire est une partie de la solution, une proposition qui leur vaut excommunication chez les écolos.
L'appréciation. Ce livre est si foisonnant qu'il en devient parfois confus. Mais les questions posées sont cruciales et les réponses données souvent convaincantes. Les auteurs mériteraient des contradicteurs à leur hauteur.
L'extrait. Pour mesurer la production, Jancovici et Grandjean veulent passer d'une logique de chiffre d'affaires à celle de « compte de résultat » : « Il suffit de déduire du PIB des valorisations, nécessairement conventionnelles, correspondant aux stocks non renouvelables consommés par l'activité ou aux dégradations futures résultant de notre activité présente. » Les émissions de CO2 par la France amputent ainsi son PIB de 250 milliards d'euros.
« C'est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde », par Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, Seuil, 286 pages, 19,50 euros.
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de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean - Vendredi 6 Mars 2009 à 16h49
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Le journaliste par qui le scandale est arrivé cosigne une BD. Il s’y met en scène pour expliquer son combat sans craindre de montrer ses limites.
Physiquement, il n’a rien de Don Quichotte. Mais il en a le panache et l’inconscience. Aussi râblé et visage carré que le gentilhomme de la Manche avançait corps long et figure maigre, il met la même énergie à combattre les moulins à vent. Les siens font tourner la finance internationale dont seule la crise est parvenue ces derniers mois à gripper les rouages.
Il s’appelle Denis Robert. C’est le journaliste de l’affaire Clearstream...
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de Denis Robert, Yann Lindingre et Laurent Astier - Vendredi 6 Mars 2009 à 11h24
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« Si l'on met bout à bout les heures de travail, de formation, de télé-achat, de surf sur Internet, de jeux vidéo et de télévision, un homme ou une femme moderne passera entre sept et neuf heures chaque jour devant un écran.D'un point de vue anthropologique, cela pose problème. (...) Nous entrons dans l'ère des solitudes interactives et personne ne peut dire quelles seront les conséquences sur le modèle culturel et social de nos contemporains. » (...) « Je ne comprends pas cette fascination pour l'idéologie technique, sauf à remarquer qu'elle coïncide avec trois crises : la crise de la religion, celle de la politique et celle de la science. Je mets en relation ce vide de croyance et de valeurs avec ces performances techniques éblouissantes. » (Les Echos 1er octobre 1999) » + sur le web
de Dominique Wolton - Jeudi 19 Février 2009 à 20h03
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L'alerte a été lancée par les scientifiques : un profond changement climatique est en train de s'accomplir, qui inquiète les populations. Ces prévisions alarmantes obligent les hommes politiques et les pouvoirs économiques à se positionner. Dans l'esprit de bon nombre de citoyens, il serait temps de passer à une phase qui marquerait une rupture réelle avec la société productiviste négatrice de l'environnement. Or, dans l'esprit des dirigeants, il est au contraire temps de tirer profit de la crise environnementale. De fait, la finance s'est déjà emparée de la crise environnementale et la "valorise". Derrière les émissions de CO2 que tout le monde ou presque affirme vouloir diminuer, dans le cadre du fameux protocole de Kyoto, a été taillée sur mesure une "solution" pour les industriels et les investisseurs : le boursicotage des " droits à polluer". Comme si le marché était à même de remplir les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre... Nouvel étage de la finance internationale, des marchés où s'échangent les "droits à polluer" sont depuis peu en activité. Plus de dix ans après l'entrée en vigueur de Kyoto, il est crucial d'analyser les conséquences de la "finance carbone". L'auteur décrit pour la première fois les coulisses d'un secteur émergent, promis à un avenir radieux, jusqu'aux krachs certains : spéculatif et écologique.
Le climat, otage de la finance» + sur le web
de Aurélien Bernier 13 mars 2008 - Jeudi 29 Janvier 2009 à 23h14
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Pendant un an, le réalisateur Erwin Wagenhofer a rencontré en Autriche, en Espagne, en France, au Brésil et en Roumanie les acteurs et les victimes d'une agriculture industrialisée à l'échelle mondiale. Issu de cette grande enquête internationale, le documentaire We Feed the World dénonce les ravages causés à travers le monde par les multinationales de l'agroalimentaire et pointe les conséquences écologiques et sociales désastreuses de l'exploitation intensive des terres. Chaos social et pollution; emploi dangereux des techniques génétiques et manipulations politiques; destruction du marché local et famine - nos aliments "bon marché" coûtent très cher aux pays dans lesquels ils sont produits. Dans le prolongement du film, cet ouvrage apporte un grand nombre d'informations supplémentaires pour analyser ce que Jean Ziegler, rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, nomme "l'aliénation de la mondialisation qui détruit l'agriculture traditionnelle". Le marché de la faim : Le livre du film We feed the World » + sur le web
de Erwin Wagenhofer 2008 - Samedi 20 Décembre 2008 à 08h36
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Ouvrez la porte vitrée, aspirez une bonne bouffée d'air climatisé, entrez, prenez la file d'attente et regardez autour de vous. Le sourire des jeunes qui travaillent en cuisine, les clients assis à leur table, le chahut des enfants, les publicités pour les nouveaux jouets. Oublié la mal bouffe, l'hégémonie américaine : le temps d'un hamburger-frites, le rêve américain fonctionne encore. Le rêve américain ? Derrière les boîtes surprises et les clowns, c'est toute une nation qui vit au rythme d'une production massive, intensive. Aux Etats-Unis, le fast-food a bouleversé non seulement le régime alimentaire mais le paysage, l'économie, la main-d'œuvre, la façon de travailler, de produire. Toujours plus. Trusts, corporations, conditions de travail inhumaines, cadences infernales, risques sanitaires, les empereurs du fast-food ont créé leurs propres lois. Plus qu'un système, ils ont façonné un nouvel ordre du monde. Eric Schlosser mène ici une enquête unique, au cœur des rouages de l'industrie du fast-food. Pendant plusieurs années, partout en Amérique, il a rencontré des centaines d'acteurs et de témoins de l'agro-business. Vendeurs de frites de l'après-guerre devenus milliardaires, éleveurs chassés de leur terre, ouvriers des industries d'abattage, créateurs d'arômes, directeurs de firmes, publicistes, mais aussi consommateurs, malades, ouvriers exploités, tous témoignent, pour la première fois, d'un système dont le seul credo est le profit. En 2006, Richard Linklater a adapté ce livre au cinéma et a co-écrit le scénario avec l'auteur.